Jérôme Denis and David Pontille, “What did we forget about ANT’s roots in anthropology of writing?” in Anders Blok, Ignacio Farías & Celia Roberts (eds.), 2020, The Routledge Companion to Actor-Network Theory. New York: Routledge, p. 101-111.
Read the pre-print here : https://www.csi.minesparis.psl.eu/livres/the-routledge-companion-to-actor-network-theory/

- Réception de la visualisation : dépassement de la polarisation
Alors que les objets écrits ne sont depuis longtemps plus considérés comme des artefacts neutres, les images générées par des méthodes de calculs computationnels (tels que peuvent être les réseaux) bénéficient peut-être encore d’une réception polarisée chez le public non-initié justement parce que l’outil informatique n’est pas maitrisé de la même manière par tout le monde.
Finalement j’ai l’impression qu’on s’intéresse à l’image du réseau comme objet cognitif. Quels processus cognitifs sont mis en marche lorsque des personnes regardent l’image d’un réseau? Est-ce que cette image génère un raisonnement / une approche interprétative en particulier? La dimension “wow” de l’image d’un réseau généré par un calcul computationnel serait-elle due à la représentation matérielle d’une interaction précise entre un humain et un (ou plusieurs) algorithme(s)?
- Reproductibilité
Pour la question de la reproductibilité, j’ai l’impression que c’est encore une question de maitrise technologique. Si on pense aux apports de la presse d’imprimerie en matière de reproductibilité de la pensée scientifique, est-ce qu’on ne serait pas dans une quête de maitrise technologique équivalente? Il faut peut être rappeler que ce qui est reproductible n’est ni neutre ni forcément plus scientifiquement vrai.